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James Spirit

Guitare de bonne tenue

D septembre 1996     H 00:02     A Judge Fredd    


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Nous avions été agréablement surpris du niveau de qualité et de performances de la JSE 410, aussi paraissait-il intéressant de se pencher sur le degré immédiatement supérieur de la gamme : la 502G.

Comme sa cadette, la 502G adopte un look très proche de la Stratocaster, avec le même renflement légèrement accentué de la crosse, arborant la désormais classique hélice d’avion. Fidèle à la méthode maison, le corps est nanti d’un placage érable "façon ondé", d’un fort beau violet dégradé. Cela permet d’améliorer le look tout en comprimant les coûts de fabrication, sans altérer la qualité sonore de l’instrument comme nous pourrons le constater plus loin. On retrouve les découpes et chanfreins habituels sur ce type de guitare, avec un bon point pour le fini des diverses cavités et défonces. Le manche, d’une pièce d’érable, finition natural, fixé en quatre points à hauteur de la seizième frette, est surmonté d’une touche vingt et une cases, elle aussi en érable. Cette dernière est sertie de frettes plus larges et moins hautes que le standard Fender, douces sous les doigts. Le manche ne produit pas la même impression de facilité que celui de la 410 que nous avions testée avant l’été, même s’il s’avère assez agréable pour une guitare de ce prix. L’accès à la tige de réglage se fait par un puits situé entre le sillet et les deux guides cordes qui plaquent les quatre cordes les plus aiguës au fond de leurs rainures respectives. La finition ayant été soignée, la 502G se voit dotée d’un pickguard façon nacre s’harmonisant parfaitement avec le coloris de l’instrument et d’un accastillage entièrement doré : mécaniques à bain d’huile, guide cordes, coquille de jack, vibrato, attaches de bandoulière, même les vis arborent la couleur préférée d’Onc’ Picsou. Cela mis à part, les pièces sont les mêmes que sur la 410, avec des performances tout à fait comparables : les mécaniques tiennent l’accord pour peu qu’on n’utilise pas le vibrato comme un forcené et rien ne viendra dérouter les fans économiquement faibles des classiques californiens. Lutherie et accastillage font bonne impression, l’esthétique de l’instrument est une véritable réussite, mais le confort de jeu m’a paru en deçà de celui procuré par la 410, qui, de plus, coûte environ 250 F de moins. Cela ne vaut peut-être que pour les deux guitares testées, mais reste cependant à vérifier lors d’un éventuel achat.

JSE 502G

Stratosphère et planète Paul

Côté micros, la 502G reprend la configuration popularisée par Ibanez et Steve Vai avec la Jem, à savoir un simple encadré par deux doubles, ce qui permet de combiner le meilleur de la planète Paul et de la Stratosphère : de la puissance et du gras en grave et en aigu, plus la finesse des positions intermédiaires. Sur la 502G, James Spirit vous en donne encore plus, puisqu’un switch voisin du sélecteur cinq positions splitte les doubles en simples. On se retrouve alors avec trois simples, comme sur une Strato, d’autant que le routage du signal, un volume et deux tonalités est le même. Par contre, si les doubles ne sont pas splittés, ils ne le seront pas non plus sur les positions intermédiaires. Cela donne donc neuf sons en tout, le simple milieu restant le même que l’on splitte ou non. Les doubles, non splittés, se comportent très honnêtement : le son est plein avec un sustain important et une propension aux larsens assez gratifiante. Les positions intermédiaires, relativement inédites, sonnent proches des doubles avec un poil moins de graillon, un peu plus de clarté et une petite baisse de niveau. En configuration Strato, les deux doubles deviennent des simples aux performances plus qu’honorables et pourraient en remontrer à bien des simples bobinages présent sur le marché d’entrée de gamme. Les positions intermédiaires sont ici très cristallines et agréables tant à l’oreille que sous les doigts. Bref, la 502G est pourvue d’une config micros riche de possibilités, d’un très bon niveau dans cette gamme de prix, permettant d’aborder à peu près tous les styles de musiques de manière convaincante.

Bien

Au final, la James Spirit JSE 502G est une très belle guitare, aux prestations plus que correctes, dont le seul défaut est de dépasser la barre psychologique des 2 000 F, alors que sa petite soeur, tout aussi douée, même si elle semble un peu moins cossue, reste en deçà de cette limite. Sachez encore que dans le même niveau de finition, existe pour ceux qui préfèrent, la JSE 500G, équipée de deux simples et un double pour 1 990 F environ. James Spirit a donc le mérite de multiplier les modèles de bonne tenue, dans une gamme de prix très attractive.


Autres infos
  • Esthétique.
  • Qualité générale.
  • Micros 
  • Rapport qualité/prix moins intéressant que sa petite soeur 
  • Prix indicatif : 2 050 F TTC env.
  • Distribution : GT Music

 

Mots-Clefs

Instruments
Guitare électrique
Type d’article
Banc d’essai
Marques
James Spirit
Numéro
G&C 177

 

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