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Damage Control Womanizer et Demonizer

Nées pour faire du dégât !

D 20 décembre 2007     H 17:46     A Judge Fredd    


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Une marque qui compte Yngview Malmsteem, Earl Slick, Lacuna Coil, Queensryche, Nuno Bettencourt etc. parmi ses endorseurs attire forcément l’attention. Lorsqu’en plus Peavey décide (juillet 2007) d’engager un partenariat aussi bien pour la fabrication que pour la distribution avec cette même marque, l’attention se transforme en curiosité.

Womanizer et Demonizer sont les deux préamplis de la gamme de pédales Damage Control qui comprend par ailleurs un overdrive Liquid Blues, une disto metal Solid Metal, un multieffet dédié aux effets de modulation Glass Nexus et un delay Time Line. La particularité de toutes ces pédales est d’intégrer deux 12AX7 en cascade, alimentées en 250V, c’est à dire une alim haute tension, comme sur un ampli à lampes.

Demonizer

Classes

Les pédales Damage Control sont d’abord une réussite esthétique. Châssis métal, doré pour la Womanizer, gris anthracite pour la Demonizer, potentiomètres métalliques, poignée chromée et un cercle, genre holographique, le Magic Eye qui change de teinte constamment c’est assez joli. De chaque côté de l’appareil, les 12AX7 parachèvent le tableau de belle manière. Rien à redire sur la construction, c’est du costaud, assez lourd (1,7 kg environ), bien stable grâce au gros patin qui recouvre toute la face inférieure et aux dimensions du tout (23x18,5x8.5 cm environ).

Les deux pédales sont semblables tant au niveau config que du point de vue fonctionnement : une première ligne de trois potentiomètres pour régler (je les donne de droite à gauche car cela correspond à l’ordre dans lequel ils traitent le son) l’opto-compresseur (Opto Comp), le gain (Drive), le niveau de sortie (Level), puis en deuxième ligne, les deux doubles potards de la Bionic EQ (électronique active) un égaliseur paramétrique des médiums sur la gauche et le réglage basses/aigus à droite, nommé Scoop/Treble sur la Demonizer. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le principe d’un égaliseur paramétrique, un potard (ici la bague extérieure) permet de choisir une fréquence, l’autre (ici le dôme intérieur) la booste ou la minore ce qui a un effet « sculpture du son » assez phénoménal lorsque c’est bien fait (comme ici) d’autant que, rappelons-le, les mids sont la quintessence du son d’une guitare électrique.

Deux switches complètent le panneau des commandes, Engage pour mettre en/hors fonction l’effet et un deuxième arborant le sigle nucléaire, permettant de choisir entre le mode normal (crunch et un peu plus si vous voulez) et le mode boosté (+14 dB ou gros saturax si vous préférez). Des diodes placées près des lampes nous informent à tout moment : la lampe de gauche reste verte tant que la pédale n’est pas en fonction, puis, lorsque c’est le cas, elle devient orange ou rouge comme celle de droite suivant qu’on se trouve en mode Normal (orange) ou en Nuclear Gain Boost (rouge). Pratique et esthétique. La connectique se compose d’une entrée instrument, d’une sortie vers ampli, d’une sortie compensée et de la prise pour l’alimentation 9V fournie.

Womanizer

Claque

Les deux monstres sont capables de sons très variés grâce à l’égaliseur paramétrique des mids et à un opto-compresseur de haute volée agissant avant le Drive et ayant de ce fait une grosse influence sur le reste de la chaîne. Et cela d’autant plus qu’il agit de manière plus douce, plus naturelle et partant plus musicale qu’un compresseur de type standard. Il est cependant nécessaire pour tirer profit au mieux des deux pédales, de régler le volume au minimum autour de la moitié de sa course. Par goût personnel, c’est aussi le réglage que j’ai adopté pour le taux de compression.

Toutes deux ont un beau grain, personnellement je préfère la Womanizer, que je trouve plus cohérente d’un canal à l’autre en terme de texture sonore avec de superbes sons crunchs et une saturation efficace bien épaulée par l’égalisation et notamment un réglage de basse bien étagé par rapport à la vocation blues/rock/hard de la pédale. La Demonizer s’adresse plus aux amateurs d’amplis ricains à gros rendement (Rectifier et consorts), les sonorités sont là aussi très réussies mais je suis moins fan du Scoop qui devrait normalement ajouter de la corpulence du fondement au son et... ne le fait pas suffisamment. De plus, je trouve que le mode boost de la Demonizer n’est pas aussi monstrueux qu’il devrait l’être.

La sortie compensée est probablement l’une des meilleures que l’on puisse trouver sur une pédale. Le son est vivant, avec de la dynamique de la chaleur, des attaques précises et véritablement l’impression de jouer sur un ampli. Encore une fois, la Womanizer fait carton plein, ça sonne bien quels que soient les réglages tandis que la Demonizer en mode boost demande plus d’attention notamment au niveau des aigus (attention aux abeilles), du taux de drive et du taux de compression.

Des pédales performantes et convaincantes (surtout la Womanizer), bien conçues, belles et bien fabriquées, qui arrivent dans nos contrées à un prix malheureusement assez élevé, le made in USA ça se paie...

Womanizer

http://www.judge-fredd.fr/media/son...

Demonizer

http://www.judge-fredd.fr/media/son...

damage control womanizer
damage control demonizer

Autres infos
  • Deux 12AX7 en cascade
  • Esthétique très réussie
  • Clarté et simplicité de fonctionnement
  • Egalisation paramétrique de mids
  • Womanizer très convaincante
  • Sortie compensée excellente
  • Prix élevé
  • Mode Boost de la Demonizer
  • Prix indicatif : 449 €
  • Distribution : Peavey Europe

 

Mots-Clefs

Amplis/Préamplis
Lampes Préampli
Type d’article
Banc d’essai
Marques
Damage Control
Numéro
GX24

 

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