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Salon de Francfort 1999

Les électriques

D avril 1999     H 11:54     A Judge Fredd    


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AMPEG Dan Armstrong

AMPEG Dan Armstrong

Eh oui elle est de retour telle qu’elle était en 1969. La Dan Armstrong possède un corps en acrylique, transparent ou noir, un seul micro et un sélecteur trois positions qui joue sur le Tone permettant pas mal de variations sonores.

Squier Stagemaster
Squier Stagemaster

DANELECTRO Le feu d’artifice !

La marque affirme son dynamisme puisqu’à peine la DC (Double Cutaway) sortie, elle présentait cinq nouveaux modèles à Francfort : la 56-U3 et la DC-3 présentent toutes deux trois micros et le rotoswitch Select-O-Matic qui permet d’obtenir toutes les configs possibles, micros seuls, sons intermédiaires, tous les micros ensembles ou seulement les deux extrêmes. Suit la réédition de la Convertible, guitare "semi acoustique", la Baritone, une 56-U2 au diapason rallongé et accordée une octave plus bas que normal. Le son est phénoménal, grave et rond et on n’ose à peine imaginer ce que cela donnera sur un énaurme stack. Enfin la DC existe maintenant en basse.

DEAN

Dean présentait une ML Platinum, sorte de "state-of-the-art", avec binding à tous les étages dispo aussi en V model. Trois nouvelles grattes plus sages, façon strat, les SS (hum...) One (de base), Plus (table en érable flammé) et MQ (table en érable moucheté).

FENDER Broadcaster

On se rappelle que Broadcaster fut le premier nom de la Telecaster, nom malheureusement déjà déposé par Gretsch pour une de ses batteries. Le temps a passé et en plein accord avec Gretsch cette fois, Fender ressort la Broadcaster en série limitée (50 guitares), avec reproducrtion de la signature de feu Leo en lieu et place du logo Fender. Fidèle en tout autre point à l’originale, la reissue est livrée dans un étui tweed avec divers documents : certificat d’authenticité, lettres échangées par Gretsch et Don Randall à l’époque et reproduction du manuel de l’utilisateur original. Le lancement des Mexican Classic Series dont la spécificité vient surtout de leur lieu de fabrication et le retour du violon Fender étaient les autres faits marquants. Côté Squier, en dehors des séries économiques, Affinity et Standard, la nouveauté vient de la Stagemaster sorte de Strat polyvalente avec Floyd rose et tête reverse disponible en trois configuration de micros : HSS, HH et HSH.

FERNANDES Vertigo Elite

Les fans de Rob Zombie ou de Suicidal Tendancies connaissent la Vertigo depuis longtemps, et (petit scoop) elle arrive en France. A Francfort, Fernandes présentait le modèle Elite (ELT) qui intègre un Sustainer en lieu et place du micro grave et reçoit un vibrato à blocage sous licence Floyd. Très sobre, c’est une guitare bien heavy qui résonne bien, le micro aigu possède un son bien joufflu et très souple. Le manche est super agréable, la guitare est légère, avec le Sustainer, vraiment tout pour plaire. Autres nouveautés, la polyvalente Raven ELT, les Retro Rocket ELT et DLX dans un registre strato, la Resona qui mélange céramique et piézo ainsi que la Decade ELT dans le style surf guitar.

Fret King Esprit V

FRET KING by Patrick Eggle & Trev Wilkinson

Les deux compères ont créé une ligne de guitares abordables au look et au feeling vintage. Ils avaient commencé avec l’Esprit inspirée par la Firebird, la Corona, et la Country Squire. S’ajoutent désormais les Europa dont une stéréo, les Eclat’, Elan et Ventura. Toutes ces grattes sont magnifiques, confortables et sonnent vraiment bien. La marque vient aussi de sortir un petit 30W superbeau qui sonne vraiment bien. Si j’ajoute qu’elles restent très abordables, y a-t-il un importateur dans la salle ?

GODIN

La Radiator était partout et c’est fort bien. Son look rétro, sa simplicité et ses micros en font une guitare sobre et efficace. Pas de sélecteur trois positions mais deux volumes. On est donc constamment sur les deux micros (sauf quand on en met un à zéro) et on peut jouer des potyards pour obtenir pas mal de sons différents. Très agréable à jouer, belle comme tout, la Radiator est en plus assez peu chère.

Epiphone Lennon Casino

LA GALAXIE GIBSON (Gibson/Epiphone/Kramer)

Sans conteste le stand le plus riche en nouveautés avec tout d’abord le rachat par Gibson de Kramer, marque emblématique des années 80, et la réintroduction sur le marché de dix modèles (guitares et basses confondues) dont les fameuses Baretta et les Strikers. Très logiquement on vise la clientèle hard et musiques metal. Outre des finish métalliques ou craquelés et des mécaniques "têtes de mort" sur certains modèles, les Kramer sont bien équipées et devraient séduire vu leurs prix raisonnables.

Zakk Wilde et la Bull's Eye
Zakk Wilde et la Bull’s Eye

Sur le stand Epiphone on pouvait admirer les deux John Lennon’s Casino l’une la ’65 ressemble à la guitare quand il l’a acheté, l’autre, la Revolution, à ce qu’il en a fait. Il faut savoir qu’à l’époque, ayant entendu dire que les guitares sonneraient mieux sans leur vernis, Lennon avait décapé sa gratte et enlevé le pickguard entre autres outrages. Cela se retrouve donc, y compris la vis d’attache du pickguard qu’il avait laissé là on ne sait trop pourquoi et les trous laissés par les anciennes mécaniques quand il en avait changé. Rigolo... Ces guitares sont fabriquées aux USA en quantité limitée et livrée avec un paquet de certificats d’authenticité et autres documents. Plus abordables, les Mo Babies sont des guitares de voyage qui reprennent le look de la mythique Moderne. On les a équipé d’un HP interne, mais elles peuvent sans problème être branchées sur un ampli. Des guitares de voyage, funs, économiques et de qualité.

La maison mère n’a pas chômé non plus avec tout d’abord les Les Paul Smart Series, fabriquées dans des bois assez exclusifs puisqu’il viennent de forêts où l’on sauvegarde les espèces sylvestres en danger. Accessoirement on vend les surplus de bois à des entreprises comme Gibson. Le corps de ces guitares plus économiques que d’autres LP est plus mince donc plus léger et bénéficie d’une finition natural polie à la main, qui leur donne un look particulier. Les Paul toujours, La série DC (Double Cutaway) est rebaptisée Standard Lite avec des repères de touche moins larges et aucun binding. La DC actuelle sera toujours produite par le Custom Shop. La Junior Special change également de repères de touche, gagne une découpe stomacale et une crosse revisitée et s’accompagne d’une Junior Lite à double cutaway. A côté de la Lucille, on trouvait la guitare dont BB King se sert quand il joue dans son bus de tournée, une Blues Hawk reprenant le plus possible le look et les caractéristiques de Lucille. Restons dans les 335 avec de nouvelles finitions, binding noir et vernis translucide. Dans le coin des SG ça bouge aussi avec trois nouveaux coloris pour les SG-X, une nouvelle finition sunburst (Burst SG) et surtout la SG Supreme encore nommée "King of SGs" dans laquelle Gibson a mis le meilleur de son savoir-faire et de ses matériaux : flame maple top, base acajou, P90A, repères Split Diamond sur touche ébène, accastillage gold, finish Fireburst et tout ça sonne monstrueux. Bonne nouvelle pour les petits gabarits, il existe maintenant de nouvelles Flyin’ V 3/4, donc moins encombrantes que leurs aînées avec position des potards à l’ancienne. Enfin, les Gothic Series, à la fois clin d’oeil et déjà succès commercial, emportent l’adhésion non seulement de la cible visée (les jeunes zombies) mais aussi de beaucoup de guitaristes d’horizon différents. Ces guitares sont entièrement noires, avec un finish à la main dit Flat Black, extrêmement sobre. Elle reçoivent au dos du manche sous la crosse un médaillon avec le portrait N&B d’Orville Gibson. Pour l’instant existent quatre modèles : l’Explorer, la Flyin’V, l’ES 135 et la 335.

Le Custom Shop n’est pas en reste et l’on pouvait admirer quelques Les Paul ’59 reissues dont voici le propos : être en tout point identique aux originelles, non pas comme elles étaient à la sortie de l’usine mais bien comme elles sont maintenant en ayant vieilli. Grâce à divers procédés (résonance magnétique etc.), les Gibson boys ont constaté par exemple que sur les modèles vintage, le manche était légèrement rentré dans le corps, cela a été reproduit et ce n’est qu’un détail parmi une foultitude. On pouvait également admirer deux des trois modèles Zakk Wilde, l’hypnotique Bull’s Eye et une autre, la Rough Top dont il a retravaillé (massacré ?) la table himself et une SG Tony Iommy Signature pour les gauchers.

Philippe Dubreuille Batguitare
Philippe Dubreuille Batguitare

Ibanez GB200ST

Côté guitare électrique, pas grand-chose à se mettre sous la dent à part une Georges Benson GB200ST. Son corps est plus profond ¾ de caisse, sa corne inférieure plus ronde ; elle est équipée de deux humbuckers Super 58. Bref, elle se veut plus jazz que les précédentes GB. Sinon, quelques nouveaux coloris de ci de là (séries RG, S et SC) et une nouvelle finition noire en relief pour les Jem. La marque proposait deux nouveaux amplis deux canaux de 25W, les Tone Blaster, dont l’un possède une reverb. L’année prochaine risque d’être plus fournie pour Ibanez si l’on en croit les quelques prototypes présent sur le stand qui tous mélangent piézos et micros traditionnels. Le plus étonnants étant une Universe sept cordes dont le Floyd reçoit des "avant-pontets" dotés de piézos !

Les Français

Lag était là avec une nouvelle finition pour la Beast Standard en acajou bariolé venant de Côte d’Ivoire. La South Side Story présentée l’année dernière est maintenant déclinée en plusieurs versions dont une Bigsby qui sera présentée à Musicmania. Suite aux demandes répétées de guitaristes, Lag propose désormais une version de la Roxanne Prestige avec un Stop Bar et un Tune O’ Matic à la place du cordier lyre. Juste à côté, Philippe Dubreuille exposait ses dernières créations et s’interrogeait sur la possibilité de produire sa Batguitare en plus grande série (oh oui, oui). Dans le coin des américains on retrouvait James Trussart qui présentait les productions de son nouvel atelier californien.

Status Graphite Guitars
Status Graphite Guitars

PRS

Trois beautés sur le stand : un modèle Custom gaucher, une Dragon 2000 de toute beauté et une Mc Carthy Hollow Body 2 dont l’originalité principale vient des piézos de son chevalet. Ce fut aussi l’occasion de constater que le club PRS allemand est plutôt actif, organisant des concerts et allant même jusqu’à enregistrer un disque sur lequel figurent ses membres. (PRS Club, Drosselweg 6, 96215 Lichtenfels Germany).

STATUS Graphite Guitar

Status se lance dans la guitare et frappe très fort d’entrée de jeu. A la base, corps et manche sont en graphite d’une seule pièce. On peut laisser tel quel, la guitare est alors gris/noir, ou ajouter une "table" en bois, ou bien encore demander un corps creux. Astuce, un double trussrod servant non pas à régler le manche qui par définition ne bouge pas mais le relief de la touche ! Au-delà de la performance technique, la guitare est d’abord très légère et agréable à prendre en main. Nous en avons essayé une, équipée d’un vibrato "vintage" comportant des capteurs piézo. Les sonorités sont belles et profondes. La Status ne recule pas devant le saturax, son manche assez rond est plutôt agréable. Une réussite indéniable.

Teuffel Tesla

TEUFFEL Tesla

La Tesla est un prototype dont ni le look ni la couleur ne sont encore définitifs. Le principe par contre en est très affirmé : elle est destinée aux gros son bien grave façon Korn, Sepultura etc. Sept cordes, une caisse qui prend loin sur le manche de manière à favoriser les résonances graves et quelques gadgets supersympas : un mute des micros pour jouer du sélecteur sans manoeuvrer celui-ci, plus des pastilles qui soit simulent le feed-back d’un vieil ampli, ou le manque d’isolation d’un câble, soit captent la radio ondes courtes avec une roue pour changer de fréquence. Tout cela donne à cette guitare super agréable et jouissive à jouer une orientation, à la fois metal et techno car on peut avec les pastilles et un delay créer des gros délires tout en jouant. Richard Z guitariste de Rammstein est resté un moment à essayer cette guitare et discuter avec son créateur, c’est un signe. Une nouvelle fois, Teuffel fait fort !

WASHBURN Paul Stanley's Black Diamond

WASHBURN Paul Stanley’s Black Diamond

Edition limitée à 100 modèles la Black Diamond est une P2000 recouverte de miroir brisé. Chaque pièce de miroir est identique à celles se trouvant sur la guitare du maître. Vendues 10 000 $ aux USA, elles partent comme des petits pains finissant chez des collectionneurs et/ou fans transis du band à paillettes. Les modèles US Century et Maverick ont enfanté les Studio Series plus économiques, finish mat, pas de binding et le tour est joué. De plus, la marque équipe désormais toutes ses guitares US du Voice Contour Control qui remplace le traditionnel Tone et permet à un double de sonner comme un simple. Ca, plus le Buzz Feiten System, les Washburn américaines sont de mieux en mieux équipées.

 

Mots-Clefs

Instruments
Guitare électrique
Type d’article
Reportage
Numéro
G&C 206

 

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