La prose de Judge Fredd
Vous êtes ici : Accueil » Bancs d’essais » Guitares » Predator

DBZ Bird Of Prey FM Trans Red

Predator

D 22 octobre 2011     H 16:53     A Judge Fredd    


agrandir

A moins d’habiter sur Mars, vous savez que depuis bientôt deux ans Dean Zelinsky a quitté Dean pour fonder DBZ dont nous avons parlé salon après salon (girls girls girls !). Et aujourd’hui devinez quoi ? Elles arrivent cheu nous ! Trop bieeeeeeen !

Saluons d’abord le distributeur français qui ne s’est pas contenté d’importer les Barchetta (stratoïdes) et les Bolero (lepauliennes) et n’a pas hésité à faire venir des modèles plus extrêmes comme cette magnifique Bird Of Prey (oiseau de proie) coréenne, modèle original DBZ.

La guitare niche dans un gigantesque et bel étui aux armes de la marque, compris dans le prix, c’est cool. Son corps, en acajou adopte une forme générale de V sur laquelle se greffe une corne inférieure. Il reçoit ensuite une très esthétique table (ce ne serait pas plutôt un placage m’sieur Zelinsky ?) en érable flammé et, comme toutes les DBZ, se pare de creux, de pleins, de chanfreins qui soulignent ses formes de manière originale. Tout cela est très bien fait, très plaisant à l’oeil. Le manche, collé, en acajou lui aussi, avec un très agréable profil en V léger, reçoit une touche palissandre "ébénisée" 24 cases ce qui entraîne un diapason de 25,5 pouces. Pas de repères c’est très sobre, très classe, sauf à la douzième case, qui a droit aux inlays spécifique aux Darkside Series, séries qui représentent en quelque sorte le côté sombre de la force du maître. La tête n’est pas en reste, côté pointes comme au niveau du contourage, et arbore fièrement le logo DBZ, un écusson métallique incrusté en son centre. Chaque bord est flanqué de trois Grover noires comme le reste du hardware. Ce dernier comporte en outre, deux larges attaches de sangle, les boutons de potards et un Floyd Rose original monté flottant avec un tapis de mousse protégeant la découpe arrière du corps.

Bird Of Prey

Une belle envergure

Les habitués des V, Explorer et autres ML, ne seront pas surpris par le gabarit de la Bird Of Prey, pour les autres ça vous fera bizarre ; ouais c’est une grande guitare dont il faut dans un premier temps intégrer les proportions : on a vite fait d’abimer une pointe parce qu’on a mal jaugé les distances sur ce genre de grattes. En position assise, la BOP s’en tire mieux qu’une V grâce à la corne qui permet de la poser sur la jambe droite sans problème, mais moins bien qu’une explo ou une ML car on a quand même la main droite très très, près de la cuisse donc on ne peut pas jouer super large. Debout, la guitare est très équilibrée et plutôt légère. Elle se montre également très agréable à jouer avec un excellent accès aux aigus jusqu’à la 22e case, puis mention acceptable sur les deux dernières cases. En reculant le talon de 2cm çe serait parfait, d’ailleurs pourquoi le talon est le seul truc pas contouré sur cette gratte hein ? Tant qu’on en est aux critiques, je ne suis pas trop fan de la position du jack sur la tranche de la corne inférieure.

Detail 

Le Floyd tient bien l’accord et permet toutes les fantaisies habituelles mais sa tige a un angle un peu trop fermé : avec un angle un peu plus ouvert on aurait eu un peu plus de course lors des dive bombs, mais je chipote. J’ai beaucoup apprécie le profil du manche, en V, qui satisfera aussi bien les gens qui aiment à passer leur pouce par-dessus que les tenants de la position académique.
La belle s’étant montrée très sonore à vide, avec un sustain de bon aloi, de belles attaques, à la fois puissantes et cristallines, et une bonne circulation des vibrations, il est temps de la brancher. Son électronique se compose de deux EMG, un 81 en aigu, un 85 en grave, routés via un volume, une tonalité et un sélecteur 3 positions, ce qui met le ramage de cette Bird Of Prey en cohérence avec son plumage. Le 81 est à la hauteur de sa réputation en son saturé, c’est tight avec un grain serré, des attaques tranchantes et une grande facilité à faire fuser les harmoniques. En son clair, il est en revanche un peu indigent ce qui n’est pas le cas du 85 qui lui y excelle. Ce dernier se montre également convaincant en saturax ce qui donne une guitare très homogène qui peut s’attaquer avec bonheur à tout type de metal et s’aventurer également sur les terres du hard-rock et du rock fort à la Airbourne par ex.

Elle te prend dans ses serres

Le père Dean Z. n’a pas perdu la main, bien au contraire. La Bird Of Prey conjugue originalité, qualité de construction, un bon niveau d’équipement et un prix archi raisonnable. De quoi déclencher des vocations de fauconnier non ?

http://youtu.be/c7SH8wvqBN8

 

http://youtu.be/0BNX7XPWZw0

 


Autres infos
  • Confort de jeu
  • Sustain et son
  • Originalité
  • Fabrication soignée
  • Profil du manche
  • Etui fourni
  • Angle de la queue du Floyd
  • Prix indicatif : 1 059 € en étui
  • Distribution : Acma Diffusion

Portfolio

 

Mots-Clefs

Instruments
Guitare électrique
Type d’article
Avec vidéo Banc d’essai
Marques
DBZ
Numéro
GX47

 

Plus sur le web


Rechercher

5 articles au hasard

1.  Le Krank-mitaine

2.  Virtuose !

3.  Oh ! Pretty Wah, Man !

4.  Bob te met l’Turboost !

5.  Bon appétit les amis...


Dans la même rubrique

29/04/2015 – Une chtite qui envoie !

25/04/2015 – The new generation

20/04/2015 – Riff Machine

23/12/2014 – Pure rockin’ gun

21/12/2014 – La strat qui te découpe à la hache hache