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Marshall Code 25

Pas assez cher mon fils…

D 21 juin 2016     H 10:41     A Judge Fredd    


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Le Code 25 est le petit frère de cette nouvelle gamme d’amplis Marshall à modélisation. Ses 25W ne sont pas usurpés et comme l’ensemble de la gamme, il est au niveau de ses prétentions.

Comme nous l’avons vu dans notre dernier numéro, Marshall s’est allié avec Softube, société spécialisée dans l’audio numérique pro, pour créer la Marshall Softube Modelisation cœur de cette nouvelle série. Au menu, toute l’histoire de la marque : JTM45, Bluesbreaker, Plexi, JCM800, Silver Jubilee, JCM2000, DSL100, JVM410H, plus du preamp Class A façon V…, ricain façon F… et M…B… soit en tout à 14 préamplis différents que l’on peut combiner avec 4 amplis de puissance à base d’EL34, 5881, EL84 et 6L6. Côté baffles, huit propositions différentes, 1960, 1960 Handwired, AX etc., 1936 (2x12) en G12T-75 et en V30, et deux 1x12. Enfin, pour enjoliver le tout, on dispose de 18 effets (5 utilisables simultanément), modulation, delays, reverbs etc.

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Un p’tit cube…

L’engin est assez cubique, plutôt joli et suffisamment peu encombrant pour trouver place dans votre salon. Il est recouvert d’un vinyle noir bien posé, pourvu d’une toile avant noire sur laquelle se détache le logo de la marque et de quatre pieds caoutchouc. La poignée standard Marshall semble surdimensionnée tant l’ampli est léger. L’arrière de l’ampli, entièrement fermé, ne comprend que l’embase secteur. Tous les réglages de la bête se trouvent donc sur le dessus, avec un panneau familier car il reprend les canons esthétiques de la marque.

On y trouve un gain, une égalisation trois bandes, un volume et un master volume qui permettront d’agir sur les presets (au nombre de 100) de manière très naturelle comme avec un ampli standard. Juste avant le master on trouve un potard qui est en fait un sélecteur permettant de faire défiler presets ou paramètres suivant le mode dans lequel on se trouve (Play ou Edit). Voyons la connectique avant le reste : on a une entrée audio, une prise footswitch, une sortie casque et une entrée pour lecteur MP3, toutes deux au format mini jack et une prise USB. Pour compléter le tout, on dispose de huit boutons poussoirs et d’un minuscule écran LCD. Grâce à eux on peut choisir dans l’ordre, l’effet qu’on veut utiliser en amont de l’ampli, le modèle de préampli qu’on veut utiliser, un effet de modulation, un delay, une reverb, un ampli de puissance, un baffle et sauvegarder tous ces choix. En les utilisant par deux, ils donnent aussi accès à une fonction accordeur, au tap tempo et à l’activation du bluetooth. Alors bon, c’est énorme quant aux possibilités mais c’est franchement un peu fastidieux avec juste les petits boutons.

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L’app qui va bien

C’est là qu’entre en scène l’application Marshall Gateway, qui même si elle n’est pas entièrement finalisée est déjà tout à fait opérationnelle. Félicitons-nous aussi du fait que les marques commencent à proposer leurs apps aussi pour Android. Une fois l ’ampli et le mobile appairés en Bluetooth, vous avez accès à tout par onglets : sur l’écran, par défaut, vous voyez les réglages de base du preset en fonction et vous pouvez les changer du bout du doigt, Library vous donne accès à la liste de tous les presets, Amp vous permet de choisir le preamp, l’ampli de puissance et le baffle que vous voulez, FX de sélectionner et de régler quatre effets différents. Avec l’onglet Playback, vous envoyez le morceau de votre choix vers l’ampli et vous pouvez jouer dessus, enfin Menu vous permet de gérer la connexion avec l’ampli. Bien sûr, à tout moment vous pouvez sauver vos modifs et il est prévu une bourse d’échange de presets dans laquelle on retrouvera sûrement des presets mis au point par quelques grands guitaristes fans de Marshall. Imaginez récupérer des presets de Slash, Kerry King, Angus Young ou Zakk Wylde… Si vous avez une tablette l’expérience sera encore plus agréable qu’avec un téléphone la taille de l’écran aidant.

Ca sonne !

Les sonorités délivrées par le Code 25 sont les mêmes que celles des autres amplis de la série mais, à titre personnel je regrette un peu l’emploi d’un HP de 10 pouces, ou du moins l’absence d’une sortie pour un HP externe. Avec ce 10 pouces, il faut souvent retoucher les presets particulièrement ceux qui émulent des sons de stacks. Cela fait, on arrive à des sons vraiment bluffants, d’autant que ce petit engin est vraiment puissant. Bien sûr on peut jouer à niveau « appartement » ou carrément au casque. D’ailleurs, avec un bon casque, les sons reprennent la rondeur dans les graves qui manque un peu au HP. Tout y passe, sons clairs à l’américaine, crunch à l’anglaise façon V… ou façon Marshall, sons vintage ou plus modernes, gros saturax maison ou venu d’outre-Atlantique, gros stack qui compresse bien, tout petit combo à la Supro poussé à balle, tremolo haché ou doux, delays courts ou longs etc. Tout passe bien, tout sonne plutôt bien même si, personnellement, je suis encore plus fan du 50W qui lui est équipé d’un 12 pouces.

Abordons maintenant la question qui fâche : combien peut donc coûter un ampli qui sonne bien, qu’on peut piloter depuis sa tablette, dont on peut se servir comme practice amp, ou bien pour poser vite fait des pistes de grattes via USB sur des idées de titres, ou bien encore en répétition à condition que le batteur soit raisonnable  ? Ben euh… 231 euros ! Soit le prix d’une pédale d’effet de qualité… Et là, franchement, vu les perfs de la bête, c’est juste hallucinant.


Autres infos
  • Joli et compact
  • Grosses possibilités
  • L’appli Marshall Gateway
  • Rapport performance/prix
  • Absence de sortie pour un baffle externe
  • Prix indicatif : 231 €
  • Distribution : La boîte noire du musicien

Portfolio

 

Mots-Clefs

Amplis/Préamplis
25 W A modélisation Combo
Type d’article
Avec vidéo Banc d’essai
Marques
Marshall
Numéro
GX75

 

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