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Digitech Studio 400

4x4

D décembre 1997     H 21:34     A Judge Fredd    


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Le Studio 400 est un multieffet à quatre entrées et quatre sorties entièrement indépendantes, ce qui permet un nombre quasi-infini de combinaisons. Un appareil performant pour le studio et la sono.

Il semble clair dès les premiers instant que Digitech a voulu s’attaquer au marché des super harmonizer, territoire d’Eventide. Très intelligemment, la marque de Salt Lake City, au lieu de chercher la confrontation directe, propose un appareil plus de quatre fois moins cher qui séduira sans doute ceux qui ne peuvent dépenser plus de 30 000 F dans un multieffet de ce type. Architecturé autour de deux processeurs S-Disc, il sera destine au travail de studio (prise de son, mixage) ou de sonorisation.

Easy to use

Extérieurement, le Studio 400 se présente sous la forme d’un rack 19 pouces de 2U de haut pourvu d’un large écran LCD à fond vert, autour duquel tourne toute l’interface utilisateur. Cela a permis de réduire le nombre de commandes tout en simplifiant la tâche de l’utilisateur. L’écran se partage en plusieurs champs dont certains, numéro d’ordre et origine (user/factory) du preset, titre ou descriptif, routing et indicateurs de niveaux sont affichés en mode Program comme en mode Edit (sauf titre) et d’autres, nombre de pages d’editing, paramètres, nombre et type d’effets ne sont accessibles qu’une fois la touche FX Edit enfoncée. En mode Program, les presets défilent lorsque vous tournez la data wheel (roue à données) sise à la droite du panneau des commandes. En appuyant sur la touche Edit, vous allez pouvoir modifier le preset sur lequel vous vous trouvez, qui est représenté à l’écran par un certain nombre de modules (grosso modo, un effet = un module), reliés entre eux par des traits schématisant le routing adopté, l’appareil comportant, je vous le rappelle, quatre entrées et quatre sorties.

Digitech Studio 400

Dès que vous êtes en Edit, le premier module clignote, sa première page s’affiche avec les quatre premiers paramètres sur lesquels vous allez pouvoir intervenir, le coin inférieur gauche indiquant par ailleurs, le nombre de pages dédiées à ce module et soulignant le numéro de la page sur laquelle vous vous trouvez. Dès lors, soit vous sélectionnez grâce à l’une des quatre touches numérotées, le paramètre à modifier et vous le modifiez via la data wheel, soit vous voulez accéder à d’autres paramètres du même module, et vous passez à la page suivante en appuyant sur le bouton Next Page (Previous Page = page précédente). Autre possibilités : vous désirez intervenir sur un autre effet et vous changez de module en réappuyant sur FX Edit ou si vous devez changer le routing, vous enfoncez la même touche à plusieurs reprises, jusqu’à ce que les traits entre les modules clignotent et vous actionnez la data wheel. A l’usage, l’interface du Studio 400, se révèle simple et claire sans être trop fastidieuse ou génératrice de fausse manoeuvre, comme c’est parfois le cas lorsqu’on cherche à rendre simple l’emploi d’un appareil complexe.

Sa connectique déjà importante, quatre entrées + quatre sorties aux formats jack et XLR (seize connexions en tout), MIDI In et Out/Thru et prise footswitch, peut s’enrichir de connexions digitales (en option). Cette configuration, vous l’avez compris, va permettre d’utiliser les Studio 400 de plusieurs manières : on branche une source et on la route vers deux sorties (image stéréo) ou plus ; on utilise le 400 dans l’insert d’une table de mixage ; on traite quatre signaux entièrement différents, en choisissant quatre sorties séparés ou bien une sortie stéréo générale, bref tous les cas de figure sont possibles. Le fait que l’appareil intègre deux processeurs permet en outre une accumulation d’effets plus importante que dans d’autre appareils, l’utilisation de deux (ou plus) effets du même type en cascade ou en parallèle, ainsi que le morphing, passage en douceur d’un effet à l’autre à l’intérieur d’un même preset.

Beaux effets

Les effets sont d’une grande qualité, pleins, riches et ne manquent pas d’une certaine chaleur qui fait parfois défaut à nombre de ces machines ultra performantes mais au sonorités par trop froides et métalliques. Tout est là : reverbs, delays, chorus, flange, tremolo, leslie, phaser, pitch shifter, panoramique, noise gate, compresseur, égaliseurs divers, plus deux combinés chorus/delay et flange/delay. Tous présentent de multiples déclinaisons (mono, dual, stéréo, quad etc...) et un grand nombre de paramètres. J’ai testé la chose avec une guitare et en insert dans une table de mixage sur des voix. Les résultats ont été gratifiant à chaque fois et encore n’ai-je absolument pas poussé le ST dans ses retranchement tant au niveau des effets que des connexions.

Avec le ST400, Digitech a parfaitement dominé son sujet et réussi un multieffets riche de possibilités, tant au point de vue du nombre d’effets que de leur agencement, rendu extrêmement polyvalent par sa connectique et ses multiples choix en matière de routing. Si on ajoute à cela une interface simplissime à utiliser et un prix étonnamment modeste, difficile de résister.


Autres infos
  • Convivialité de l’interface
  • Flexibilité
  • Rapport qualité/prix.
  • Qualité et chaleur des effets délivrés
  • A ce niveau de prix et de performances : rien
  • Prix indicatif : 7 520 F TTC env.
  • Distribution : SMI

 

Mots-Clefs

Effets
Multieffets
Type d’article
Banc d’essai
Marques
Digitech
Numéro
G&C 191
Type d’effet
Rack

 

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